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    <title>F/francophonie(s) : débats locaux, enjeux globaux</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1618</link>
    <description> L&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe de la Revue internationale des francophonies est ravie de vous proposer ce num&amp;eacute;ro qui porte sur le th&amp;egrave;me &amp;laquo; F/francophonie(s) : d&amp;eacute;bats locaux, enjeux globaux &amp;raquo;. Les contributions scientifiques sont issues du colloque international organis&amp;eacute; sur ce th&amp;egrave;me les 13 et 14 d&amp;eacute;cembre 2023 par l&amp;rsquo;Institut international pour la Francophonie (2IF) de l&amp;rsquo;universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3.  R&amp;eacute;dacteurs invit&amp;eacute;s :         Chlo&amp;eacute; PHAN-LABAYS, ma&amp;icirc;tresse de conf&amp;eacute;rences hors classe en Histoire et civilisations, responsable p&amp;eacute;dagogique des parcours &amp;laquo; Francophonie &amp;raquo; du master 2 mention &amp;laquo; Relations internationales &amp;raquo;, Facult&amp;eacute; de droit, universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Christophe TRAISNEL, professeur titulaire en Science politique, directeur de l&amp;#39;&amp;Eacute;cole des hautes &amp;eacute;tudes publiques (HEP), universit&amp;eacute; de Moncton (Canada), pr&amp;eacute;sident du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie (RICSF)  Comit&amp;eacute; scientifique du num&amp;eacute;ro     Philippe AWONO EYEBE Docteur en Science politique, ancien attach&amp;eacute; temporaire d&amp;#39;enseignement et de recherche, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Benjamin BOUTIN Ancien ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences associ&amp;eacute;, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Clint BRUCE Professeur agr&amp;eacute;g&amp;eacute; en sciences humaines, D&amp;eacute;partement des sciences humaines, universit&amp;eacute; Sainte-Anne (Canada)  Simona CORLAN IOAN Professeur, Facult&amp;eacute; d&amp;#39;Histoire, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de Bucarest (Roumanie)  Fran&amp;ccedil;ois DAVID Professeur des universit&amp;eacute;s en Science politique, universit&amp;eacute; du Littoral C&amp;ocirc;te d&amp;rsquo;Opale (France)  Aymeric DUREZ Professeur en Relations internationales, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, Pontificia Universidad Javeriana de Bogota (Colombie)  Teresa GRANGE Professeur ordinaire de p&amp;eacute;dagogie exp&amp;eacute;rimentale, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de la Vall&amp;eacute;e d&amp;rsquo;Aoste (Italie)  P&amp;eacute;ter KRUZSLICZ Professeur, Facult&amp;eacute; de droit et des sciences politiques, titulaire de la Chaire Senghor, universit&amp;eacute; de Szeged (Hongrie)  Ndiaga LOUM Professeur titulaire, D&amp;eacute;partement des sciences sociales, titulaires de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; du Qu&amp;eacute;bec en Outaouais (Canada)  Andr&amp;eacute; MAGORD Professeur en Civilisation nord-am&amp;eacute;ricaine, universit&amp;eacute; de Poitiers (France)  Salwa Sandra NACOUZI Rectrice, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; fran&amp;ccedil;aise en Arm&amp;eacute;nie  Chlo&amp;eacute; PHAN-LABAYS Ma&amp;icirc;tresse de conf&amp;eacute;rences hors classe en Histoire et civilisations, responsable p&amp;eacute;dagogique des parcours &amp;laquo; Francophonie &amp;raquo; du master 2 mention &amp;laquo; Relations internationales &amp;raquo;, Facult&amp;eacute; de droit, universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Nicolae POPA Professeur en G&amp;eacute;ographie, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de l&amp;#39;Ouest de Timisoara (Roumanie), vice-pr&amp;eacute;sident du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie (RICSF)  Adela&amp;iuml;de RUSSO Phyllis Taylor Professor, D&amp;eacute;partement d&amp;#39;&amp;eacute;tudes fran&amp;ccedil;aises, titulaires de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de l&amp;#39;&amp;Eacute;tat de Louisiane (&amp;Eacute;tats-Unis), vice-pr&amp;eacute;sidente du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie (RICSF)  Evariste TOLDE Docteur en Science politique, universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3, titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de Ndjam&amp;eacute;na (Tchad)  Daniel TOLLET Docteur &amp;egrave;s Lettres, ing&amp;eacute;nieur de recherches honoraire, universit&amp;eacute; de Paris-Sorbonne (France)  Christophe TRAISNEL Professeur titulaire en Science politique, directeur de l&amp;#39;&amp;Eacute;cole des hautes &amp;eacute;tudes publiques (HEP), titulaire de la Chaire Senghor, universit&amp;eacute; de Moncton (Canada), pr&amp;eacute;sident du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie (RICSF)  Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric TURPIN Professeur en Histoire contemporaine, universit&amp;eacute; Savoie Mont Blanc (France)  Abdoul-Aziz YAOUBA Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en &amp;Eacute;tudes internationales, D&amp;eacute;partement de politique internationale, Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de Yaound&amp;eacute; 2 (Cameroun), vice-pr&amp;eacute;sident du R&amp;eacute;seau international des Chaires Senghor de la Francophonie (RICSF) </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=293">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>mar., 18 févr. 2025 10:40:57 +0100</pubDate>
    <lastBuildDate>mar., 01 sept. 2026 18:01:22 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Qui sont les « indésirables » ? Évolution des critères d’appartenance au projet de Francophonie intergouvernementale depuis 1966 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1623</link>
      <description>En tant qu’organisation géolinguistique fondée sur le partage de la langue française, la Francophonie a toujours eu vocation à regrouper les États francophones. Cependant, en acceptant l’adhésion d’États ne reconnaissant pas un statut officiel au français, les fondateurs du projet de Francophonie ont laissé la porte ouverte aux États désireux de s’identifier comme francophone ou partiellement francophone. En conséquence, pendant plusieurs années, la labellisation des indésirables au sein de l’Agence de coopération culturelle et technique (ACCT) puis des sommets de la Francophonie a surtout été marquée par une lutte autour de la présence du Québec, entre la défense par la France de sa représentativité linguistique et la préférence des autres États francophones pour la légitimité étatique du Canada. Après la résolution de cette querelle grâce à l’octroi d’un statut de gouvernement participant au Québec, l’institutionnalisation de la Francophonie s’est accompagnée d’une augmentation constante du nombre d’États et gouvernements membres. Lors des premiers sommets de la Francophonie à la fin de la décennie 1980, une démarche inclusive l’a emporté sur la prise en compte de critères idéologiques ou politiques liés aux divisions de la guerre froide. Mais à partir des années 1990, des critères normatifs, liés à la démocratie, aux droits de l’Homme et à la défense de l’État de droit ont commencé à s’imposer de façon empirique, du fait de la mobilisation de certains États. En conséquence, le Zaïre de Mobutu Sese Seko va se voir retirer l’organisation du sommet en 1990. Par la suite, le tournant normatif de la Francophonie va conduire à l’adoption de la déclaration de Bamako en 2000. Dans treize cas de figure, le chapitre 5.3 de la déclaration de Bamako concernant les situations de « rupture de la démocratie ou de violations massives des droits de l’Homme », a été activé afin de prononcer une suspension de la participation aux instances de la Francophonie. À chaque fois, la sanction a été prononcée à la suite d'un coup d’État militaire ou une succession non constitutionnelle. As a geolinguistic organization based on the sharing of the French language, the Francophonie has always aimed to bring together French-speaking states. However, by accepting the membership of States that do not recognize an official status for French, the founders of the Francophonie project left the door open to States wishing to identify themselves as French-speaking or partially French-speaking. Consequently, for several years, the labeling of undesirables within the The Agency of cultural and technical cooperation (ACCT for its acronym in french) and then at the Francophonie summits was, above all, marked by a struggle around the presence of Quebec, between France's defense of its linguistic representativeness and the preference of other French-speaking states for the state legitimacy of Canada. After the resolution of this dispute thanks to the granting of government participant status to Quebec, the institutionalization of the Francophonie was accompanied by a constant increase in the number of member states and governments. During the first Francophonie summits at the end of the 1980s, an inclusive approach prevailed over taking into account ideological or political criteria linked to the divisions of the Cold War. From the 1990s, the taking into account of normative criteria linked to democracy, human rights will and in defense of the rule of law, begin to impose itself empirically due to the mobilization of certain States. As a result, Mobutu Sese Seko's Zaire had to renounced about the organization of the summit in 1990. Afterwards, the normative turn of the Francophonie becoming institutionalized with the adoption of the Bamako declaration in 2000. In thirteen cases, chapter 5.3 of the Bamako declaration on cases of &quot;breakdown of democracy or massive violations of human rights&quot; was activated in order to pronounce a suspension of participation in the bodies of the Francophonie. Each time, the sanction was pronounced following a military coup or an unconstitutional succession. </description>
      <pubDate>mar., 18 févr. 2025 10:50:30 +0100</pubDate>
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      <title>La noblesse de l’Europe centrale du XVIIIe siècle et sa francophonie : le cas de la famille Chorynsky </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1740</link>
      <description>L’article cherche à adopter une perspective historique de la francophonie en examinant le rôle social et intellectuel de la langue française à l’apogée de son prestige international dans l’Europe centrale du XVIIIe siècle. Nous nous concentrons sur l’exemple de la famille Chorynsky, des aristocrates de Moravie, région appartenant aujourd’hui à la République tchèque mais qui était à l’époque une province périphérique de la monarchie autrichienne. La majorité de la population morave était tchèque ; or l’élite du pays, y compris les aristocrates, était germanophone. De plus, dès le début du XVIIIe siècle, on assiste à une francisation progressive de l’aristocratie morave qui n’adopte pas seulement le mode de vie français mais devient parfaitement francophone. Le cas de la famille Chorynsky au XVIIIe siècle témoigne de ce processus : bien que leur langue maternelle soit allemande, ils sont également francophones et utilisent les deux langues dans des contextes différents. Toute une série de sources (leur bibliothèque avec les notes écrites dans quelques livres, leurs correspondances personnelles et leurs documents administratifs) permet de mettre en évidence le rôle de la langue française dans leur vie et ainsi la forme de la francophonie de l’époque. Nous pouvons observer que le français n’était pas seulement une langue mondaine, dont l’usage est perçu comme une affirmation du « bon goût » des locuteurs mais il est devenu une langue intime, utilisé pour des activités telles que les prières ou la correspondance amoureuse. L’examen de la francisation de cette famille aristocratique peut nous amener enfin à des réflexions plus générales sur les modes de rayonnement du français à l’époque des Lumières, sur la fonction du français d’Ancien régime en tant que sociolecte de la noblesse et également sur la francophonie en tant que forme d’appropriation culturelle qui, cependant, se projette également dans l’intimité de la vie de ses usagers. En conclusion, nous ferons une comparaison avec la situation contemporaine. The paper takes a historical perspective on the French language by examining the social and intellectual role of French at the height of its international prestige in eighteenth-century Central Europe. We focus on the example of the Chorynsky family, aristocrats from Moravia, now part of the Czech Republic but at the time a peripheral province of the Austrian monarchy. The majority of the Moravian population was Czech but the country's elite, including the aristocrats, spoke German. Even more, from the beginning of the 18th century, the Moravian aristocracy gradually adopted the French way of life and became French-speaking. The case of the Chorynskys in the 18th century bears witness to this process: although their mother tongue was German, they were also French-speaking and used both languages in different contexts. A whole range of sources (their library with the notes written in a few books, their personal correspondence and their administrative documents) allows us to examine the role of French in their lives and thus the form of Francophonie at the time. French was not just a noble language, the use of which was seen as an affirmation of the speakers' &quot;good taste&quot;, but had become an intimate language, used for activities such as prayers or love correspondence. Finally, an examination of the francization of this aristocratic family may lead us to some more general reflections on the ways in which French spread during the Enlightenment, on the function of Old Regime French as a sociolect of the nobility, and also on Francophonie as a kind of cultural appropriation which, however, also projects itself into the intimate area of the lives of its users. In conclusion, we will make a comparison with the contemporary situation. </description>
      <pubDate>mer., 15 avril 2026 12:15:22 +0200</pubDate>
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      <title>Le poids de l’objet Francophonie dans les recherches en science politique : cas des jeunes chercheurs d’Afrique noire francophone </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1750</link>
      <description>À l’ère des grands équilibres mondiaux, la question de la résilience, de la réinscription et surtout de la réinsertion du fait Francophonie dans la catégorie de faits sociaux totaux se pose avec insistance. Dans le cas d’espèce de l’Afrique noire francophone, les jeunes chercheurs en sciences sociales en général et en science politique en particulier, s’intéressent peu aux objets liés à la francophonie. Dans leurs travaux de recherche, on y trouve très souvent des questions relatives aux conflits, aux organisations internationales, aux politiques publiques locales et internationales, à l’État, aux sociétés traditionnelles, au genre, etc. Pourtant, la Francophonie n’exclut fondamentalement aucune perspective ontologique en rapport avec ces champs exploratoires. En réalité, la Francophonie comme matériaux scientifique peut être abondamment abordée du point de vue socio-anthropologique, des relations internationales et de l’action publique. La certitude est qu’un objet manifestement négligé, aussi pertinent soit-il, perd en substance, en crédibilité et en intérêt ; il se meurt. Cependant, en dehors de quelques chaires créées çà et là, qu’est-ce qui peut expliquer le désintéressement des objets liés à la Francophonie par les jeunes chercheurs d’Afrique noire en général et politistes en particulier ? Pourquoi s’avèrent-ils manifestement moins captivants ? Quels sont les axes scientifiques qui s’offrent aux chercheurs qui s’intéressent aux problématiques de la Francophonie ? À travers quels outils théoriques peut-on saisir les questions liées à la Francophonie ? Cette approche est pertinente dans la mesure où l’Afrique noire francophone vit une vive concurrence des valeurs linguistiques diffusées par les puissances culturelles. Alors, l’on ne peut lire la place de la Francophonie en Afrique sans prendre en compte la fulgurante pénétration des autres institutions linguistiques. En outre, penser la place de la Francophonie dans les travaux des jeunes chercheurs, c’est explorer les dynamiques de survivance de cet objet, étant entendue que la jeunesse garantit la reproduction scientifique des objets. Notre étude combine donc à la fois les perspectives théoriques et pratiques. De ce fait, elle s’appuie ainsi, sur le portefeuille méthodologique du fonctionnalisme et le rationalisme. In an era of major global balances the question of the resilience, reintegration and above all reinsertion of the Francophonie into the category of all social facts is a pressing one. In the case of French-speaking black Africa young researchers in the social sciences in general and in political science in particular take little interest in issues relating to the French-speaking world. Their researches very often deal with issues relating to conﬂict, international organisations, local and international public policy, the state, traditional societies, gender and so on. However, the Francophonie does not fundamentally exclude any ontological perspective in relation to these exploratory ﬁelds. In fact, the Francophonie as a scientiﬁc material can be approached from a socio-anthropological, international relations and public action point of view. Undoubtedly, a subject that is manifestly neglected yet relevant may lose its substance, credibility and interest thus becoming non-existent. However, apart from a few chairs created here and there what could explain the lack of interest in Francophonie-related subjects among young Black African researchers in general and political scientists in particular? Why are they clearly less captivating? What scientiﬁc avenues are open to researchers interested in the issues of the French-speaking world? What theoretical tools can be used to grasp the issues surrounding the Francophonie? This approach is relevant insofar as French-speaking black Africa is experiencing ﬁerce competition for linguistic values disseminated by the cultural powers. The place of the Francophonie in Africa cannot be read without taking into account the rapid penetration of other linguistic institutions. Furthermore, to consider the place of the Francophonie in the work of young researchers is to explore the dynamics of the survival of the latter given that youth guarantees the scientiﬁc reproduction of objects. Our study combines both theoretical and practical perspectives hence it is based on the methodological portfolio of functionalism. </description>
      <pubDate>lun., 01 juin 2026 15:45:29 +0200</pubDate>
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      <title>Promotion de la langue française face à la diversité linguistique dans l’espace francophone : enjeux sociopolitiques et technologiques </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1761</link>
      <description>La langue française s'impose aujourd'hui comme une référence identitaire, académique, géopolitique et normative. L’unicité institutionnelle est indispensable pour (re)nouer les rôles des opérateurs de la Francophonie face à la transition numérique, au multilinguisme et à l'émergence d'un ordre mondial multipolaire. La stratégie francophone doit être vue comme un instrument de soft power global, c’est-à-dire que le français ne peut plus être défendu seul. Il doit s'inscrire dans une écologie linguistique où la synergie entre le français et les langues nationales constitue un levier prioritaire, objectif soutenu par 66 % des enquêtés. Cette dynamique favorise les circuits du commerce international, les synergies industrielles et l’extension de la coopération scientifique et universitaire. À cet égard, la pérennité de la diversité linguistique et culturelle francophone repose désormais sur un socle de garanties fondamentales : pluralisme médiatique, égalité d'accès aux savoirs technoscientifiques et liberté d'expression. Le français devient ainsi un enjeu de souveraineté où l’accès aux outils numériques et à la production savante conditionne le rayonnement des expressions francophones. In fine, l'étude théorise la langue comme un pivot de la puissance douce et de l'ascension sociale articulant les rapports de force au sein des espaces économiques et diplomatiques. Sur les plans méthodologique et empirique, cet article analyse l'apport des technologies de l’information et de la communication (TIC) à la reconfiguration des rapports spatio-temporels et de l'accès aux contenus académiques, en interrogeant principalement l'enjeu de la découvrabilité numérique. Il explore la géopolitique de la langue française, la promotion du multilinguisme, les mutations sociétales influant sur l’équilibre linguistique à l’échelle des régions, ainsi que le rôle des opérateurs de la Francophonie dans l'autonomisation des citoyens. Il s’appuie sur un corpus empirique collecté entre juillet et septembre 2023 auprès de 231 participants : cadres institutionnels, étudiants, membres de la société civile et acteurs éducatifs issus d'un bassin géographique diversifié (Afrique francophone, Caraïbes, Amériques et Moyen-Orient). Notre analyse confirme le statut du français comme langue de savoir, vecteur de relations internationales et pivot de la diplomatie scientifique. Néanmoins, la complexité des procédures consulaires et la faible attractivité de la mobilité académique freinent encore durablement l'épanouissement de la jeunesse francophone. French language currently asserts itself as a defining identity-based, academic, geopolitical, and normative reference point. Institutional cohesion is imperative to (re)align the roles of Francophone stakeholders in response to the digital transition, multilinguistic trends, and the emergence of a multipolar world order. The Francophone strategy must be conceptualized as an instrument of global soft power; that is, the defense of the French language can no longer occur in isolation. It must be integrated into a linguistic ecology where the synergy between French and national languages serves as a primary driver—an objective supported by 66% of survey respondents. This dynamic facilitates international trade circuits, industrial synergies, and the expansion of scientific and academic cooperation. In this regard, the longevity of Francophone linguistic and cultural diversity now rests upon a foundation of fundamental guarantees: media pluralism, equitable access to technoscientific knowledge, and freedom of expression. Consequently, French has become a matter of sovereignty, wherein access to digital tools and scholarly production determines the global influence of Francophone expression. Ultimately, this study theorizes language as a pivot of soft power and social mobility, articulating power dynamics within economic and diplomatic spheres. Methodologically and empirically, this article analyzes the contribution of Information and Communication Technologies (ICTs) to the reconfiguration of spatio-temporal relationships and access to academic content, primarily examining the issue of digital discoverability. It explores the geopolitics of the French language, the promotion of multilingualism, and the societal shifts influencing regional linguistic balances, as well as the role of Francophone organizations in citizen empowerment. The study draws on an empirical corpus collected between July and September 2023 from 231 participants — including institutional executives, students, civil society members, and educational stakeholders — representing a diverse geographical range (Francophone Africa, the Caribbean, the Americas, and the Middle East). Our analysis confirms the status of French as a language of knowledge, a vector for international relations, and a cornerstone of scientific diplomacy. Nevertheless, complex consular procedures and the diminishing appeal of academic mobility continue to pose long-term obstacles to the advancement of Francophone youth. </description>
      <pubDate>mer., 08 juil. 2026 11:09:24 +0200</pubDate>
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    <item>
      <title>La Vallée d’Aoste : une région italienne autonome et francophone </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1771</link>
      <description>La Vallée d’Aoste, région située au nord-ouest de l’Italie, se distingue par son caractère à la fois francophone et italophone sur la scène nationale et internationale. Son Statut spécial d’autonomie, accordé en 1948, accompagne la région dans la promotion de son puzzle linguistique. Fruit d’une histoire singulière, la région est officiellement bilingue, avec le français et l’italien comme langues officielles. Outre le français et l’italien, on trouve également le francoprovençal valdôtain et d’autres variétés dialectales minoritaires. Le français est encore une langue présente à l’intérieur de ce territoire, pourtant progressivement italianisé dans le courant du XXe siècle. Bien que la langue française ait perdu une part de son dynamisme, elle demeure un outil essentiel d’influence dans les sphères politique et économique de la Vallée d’Aoste. La politique linguistique de la région, ancrée dans les assises juridiques de son autonomie, joue un rôle multidimensionnel qui influence les dimensions éducatives, sociales et politiques. Cependant, la situation linguistique est plus que complexe. Malgré l’engagement de la région en faveur de la préservation de son patrimoine francophone, aujourd’hui le français est la langue minoritaire du territoire. Des manœuvres stratégiques sont mises en place pour protéger le français, mais des questions persistent quant à l’efficacité de ces politiques linguistiques. Le français est considéré comme un élément clé du patrimoine francophone valdôtain, tout en étant une « barrière » linguistique. La région, marquée par la coexistence et cohabitation de diverses langues et dialectes minoritaires, incarne un véritable écosystème de plurilinguisme. Carrefour de diverses influences culturelles au fil des siècles, la Vallée d’Aoste est un exemple fascinant de diversité linguistique en Italie, où les langues minoritaires jouent un rôle important dans l’identité de la communauté valdôtaine. The Aosta Valley, a region located in the north-west of Italy, stands out for its dual French and Italian character from national to international scenarios. Its Special Autonomy Status, granted in 1948, accompanies the region in promoting its linguistic puzzle. Resulting from a unique history, the region is officially bilingual, with French and Italian as official languages. In addition to French and Italian, there are also Francoprovençal and other minority dialectal varieties. French remains a present language within this territory, albeit gradually Italianized during the 20th century. Although the French language has lost some of its dynamism, it remains an essential tool of influence in the region’s political and economic spheres. The region’s language policy, anchored in the legal foundations of its autonomy, plays a multidimensional role influencing educational, social, and political dimensions. However, the linguistic situation is unique and complex. Despite the region's commitment to preserving its Francophone heritage, French is now the minority language of the territory. Strategic maneuvers are being implemented to protect French, but questions persist about the effectiveness of these language policies. French is considered a key element of the Valdostan Francophone heritage, while also being a linguistic &quot;obstacle&quot;. The region, marked by the coexistence and cohabitation of various minority languages and dialects, embodies a true ecosystem of multilingualism. A crossroads of various cultural influences over the centuries, the Aosta Valley is a fascinating example of linguistic diversity in Italy, where minority languages play an important role in the identity of the Valdostan community. </description>
      <pubDate>lun., 13 juil. 2026 11:22:59 +0200</pubDate>
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      <title>La Francophonie des territoires face aux enjeux globaux : bilan et défis des villes francophones camerounaises dans la promotion du développement durable à travers la diplomatie des villes </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1779</link>
      <description>La « Francophonie des territoires » est constituée des villes, des collectivités locales et autres entités subétatiques partageant la langue ainsi que la culture françaises. Cette dernière demeure confrontée aux enjeux globaux notamment la promotion du développement durable qui passe par la protection de l’environnement et la lutte contre les changements climatiques. L’émergence de la problématique du développement durable dans l’agenda international des collectivités locales partant du congrès mondial des collectivités locales tenu en 1990 jusqu’au sommet de Copenhague de 2009 en passant par la Conférence de Rio de Janeiro de 1992, a permis une reconfiguration de l’espace francophone. Celle-ci s’est opérée à travers l’adaptation des villes et territoires francophones aux exigences d’un monde résolument tourné vers la résolution des problèmes globaux à partir d’initiatives locales. L’expérience des villes francophones camerounaises dans la promotion du développement durable à travers la diplomatie des villes est digne d’intérêt étant donné qu’elle permet de questionner l’existence ainsi que l’efficacité de la Francophonie des territoires face aux enjeux globaux. À partir du transnationalisme et du fonctionnalisme, cette réflexion ambitionne d’une part de proposer les clés de compréhension des dynamiques d’internationalisation des villes francophones dans un contexte de mondialisation. D’autre part, elle montre la contribution des villes francophones camerounaises dans la promotion du développement durable à travers la diplomatie des villes. D’un point de vue méthodologique, cette recherche s’abreuve à une démarche de type qualitatif qui permet de comprendre et d’évaluer la pertinence des initiatives des villes francophones camerounaises dans la promotion du développement durable. Les données documentaires composées des travaux scientifiques, des rapports d’organisations internationales ainsi que des documents d’archives constituent le principal matériau de cette étude. The “Francophonie of the territories” is made up of cities, local authorities and other sub-state entities sharing the French language and culture. The latter remains confronted with global challenges, notably the promotion of sustainable development which involves protecting the environment and the fight against climate change. The emergence of the issue of sustainable development in the international agenda of local authorities, starting from the World Congress of Local Authorities held in 1990 up to the Copenhagen Summit in 2009, including the Rio de Janeiro Conference in 1992, has enabled a reconfiguration of the French-speaking space. This took place through the adaptation of French-speaking cities and territories to the demands of a world resolutely focused on resolving global problems based on local initiatives. The experience of French-speaking Cameroonian cities in promoting sustainable development through city diplomacy is worthy of interest given that it allows us to question the existence as well as the effectiveness of the Francophonie of the territories in the face of global issues. Based on transnationalism and functionalism, this reflection aims on the one hand to offer the keys to understanding the dynamics of internationalization of French-speaking cities in a context of globalization. On the other hand, it shows the contribution of French-speaking Cameroonian cities in promoting sustainable development through city diplomacy. From a methodological point of view, this research draws on a qualitative approach which makes it possible to understand and evaluate the relevance of the initiatives of French-speaking Cameroonian cities in the promotion of sustainable development. Documentary data composed of scientific works, reports from international organizations as well as archival documents constitute the main material of this study. </description>
      <pubDate>mar., 21 juil. 2026 11:49:38 +0200</pubDate>
      <guid isPermaLink="true">https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1779</guid>
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    <item>
      <title>Texte introductif. F / francophonies : débats locaux, enjeux globaux </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1789</link>
      <pubDate>ven., 24 juil. 2026 16:42:25 +0200</pubDate>
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    </item>
    <item>
      <title>Pour une « littérature-monde » en français </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1737</link>
      <pubDate>ven., 03 avril 2026 12:10:56 +0200</pubDate>
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      <title>France Daigle : « Une langue, ça s’entretient » </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1738</link>
      <pubDate>ven., 03 avril 2026 15:31:16 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : Chantal Lacasse, Le Québec anglophone distinct du reste du Canada ? La communauté anglo-québécoise au prisme des éditoriaux de The Gazette de 1976 à 1982, Québec, Presses de l’université Laval, 2024, 250 pages </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1758</link>
      <pubDate>mer., 17 juin 2026 15:04:56 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : Rodrigue Tasse, La Francophonie et les crises en Côte d’Ivoire et à Madagascar. Entre stabilité et retour à l’instabilité politique, Paris, L'Harmattan, coll. « Études eurafricaines », 2026, 418 pages </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1791</link>
      <pubDate>mer., 26 août 2026 11:53:44 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : Daniel Bouffard et Dany Bouffard, Capitaine Acadie, numéro 9, « Cauchemar à l'Île-du-Prince-Édouard », Cap-aux-Meules (Canada), Bedecomics, 2025, 36 pages </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1792</link>
      <pubDate>lun., 31 août 2026 10:58:54 +0200</pubDate>
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      <title>Couverture RIF n°14 (2026) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1790</link>
      <pubDate>ven., 24 juil. 2026 16:49:42 +0200</pubDate>
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