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    <title>Francophonie numérique et diversité culturelle : dynamiques centrifuges et centripètes</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1527</link>
    <description> L&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe de la Revue internationale des francophonies est ravie de vous proposer ce num&amp;eacute;ro sp&amp;eacute;cial qui porte sur le th&amp;egrave;me &amp;laquo; Francophonie num&amp;eacute;rique et diversit&amp;eacute; culturelle : dynamiques centrifuges et centrip&amp;egrave;tes &amp;raquo;. Les contributions scientifiques sont principalement issues du colloque international consacr&amp;eacute; &amp;agrave; ce th&amp;egrave;me, qui s&amp;rsquo;est tenu &amp;agrave; Tunis les 28 et 29 novembre 2022, &amp;agrave; l&amp;rsquo;occasion du XVIIIe Sommet de la Francophonie &amp;agrave; Djerba. Ce colloque a &amp;eacute;t&amp;eacute; organis&amp;eacute; conjointement par l&amp;rsquo;universit&amp;eacute; de Tunis et l&amp;rsquo;Institut international pour la Francophonie (2IF) de l&amp;rsquo;universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 sous la direction scientifique de Sonia MBAREK RAIS et de Hong Khanh DANG qui dirigent &amp;eacute;galement ce num&amp;eacute;ro.  R&amp;eacute;dactrices invit&amp;eacute;es :   Sonia MBAREK RAIS, docteure en science politique, habilit&amp;eacute;e &amp;agrave; diriger des recherches (HDR), enseignante-chercheuse, Institut sup&amp;eacute;rieur de musique de Tunis (ISMT), universit&amp;eacute; de Tunis (Tunisie), enseignante invit&amp;eacute;e, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Hong Khanh DANG, docteure en science politique, directrice adjointe charg&amp;eacute;e de la recherche, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Comit&amp;eacute; scientifique du num&amp;eacute;ro   Koffi Ganyo AGBEFLE Docteur en sciences du langage, universit&amp;eacute; de Lom&amp;eacute; (Togo), enseignant-chercheur, D&amp;eacute;partement de fran&amp;ccedil;ais, universit&amp;eacute; du Ghana, Legon (Ghana)  Prisca H&amp;eacute;l&amp;egrave;ne ASSIENE BISSOSSOLI Ph.D en science politique, enseignante-chercheure, Centre d&amp;#39;&amp;eacute;tudes et de recherches en dynamiques administratives et politiques (CERDAP), Universit&amp;eacute; de Yaound&amp;eacute; II-Soa (Cameroun)  Benjamin BOUTIN Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences associ&amp;eacute;, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Hong Khanh DANG Docteur en science politique, directrice adjointe charg&amp;eacute;e de la recherche, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Fran&amp;ccedil;ois DAVID Professeur des universit&amp;eacute;s en histoire, universit&amp;eacute; du Littoral C&amp;ocirc;te d&amp;#39;opale (France)  Kanel ENGANDJA-NGOULOU Docteur en science politique, universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France), coordonnateur Transversalit&amp;eacute; Jeunesse, sp&amp;eacute;cialiste de programme &amp;laquo; Radio Jeunesse Sahel &amp;raquo; (RJS), Unit&amp;eacute; Jeunesse, Sport et Citoyennet&amp;eacute; (UJSC), Organisation internationale de la Francophonie (France)  Caroline GENDRON-MARCOUX Docteure en &amp;eacute;tudes urbaines, Institut national de la recherche scientifique (INRS) (Montr&amp;eacute;al), professeure associ&amp;eacute;e, D&amp;eacute;partement de musique de l&amp;#39;Universit&amp;eacute; du Qu&amp;eacute;bec &amp;agrave; Montr&amp;eacute;al (UQAM) (Canada)  Sonia MBAREK RAIS Docteure en science politique, habilit&amp;eacute;e &amp;agrave; diriger des recherches (HDR), enseignante-chercheuse, Institut sup&amp;eacute;rieur de musique de Tunis (ISMT), universit&amp;eacute; de Tunis (Tunisie), enseignante invit&amp;eacute;e, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Evariste NGARLEM TOLDE Docteur en science politique, universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France), titulaire de la Chaire Senghor de la Francophonie, universit&amp;eacute; de Ndjam&amp;eacute;na (Tchad)  Samuel NGUEMBOCK Docteur en science politique, enseignant permanent &amp;agrave; l&amp;rsquo;Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), universit&amp;eacute; de Yaound&amp;eacute; II-Soa (Cameroun)  Emmanuel NGUE UM Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences, &amp;Eacute;cole normale sup&amp;eacute;rieure, universit&amp;eacute; de Yaound&amp;eacute; 1 (Cameroun)  Ousmanou NWATCHOCK A BIREMA Docteur en science politique, ancien attach&amp;eacute; temporaire d&amp;rsquo;enseignement et de recherche, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France), ma&amp;icirc;tre-assistant du Conseil africain et malgache pour l&amp;#39;Enseignement sup&amp;eacute;rieur (CAMES) et enseignant permanent &amp;agrave; l&amp;rsquo;Institut des relations internationales du Cameroun (IRIC), universit&amp;eacute; de Yaound&amp;eacute; II-Soa (Cameroun)  Ribio NZEZA BUNKETI BUSE Directeur du D&amp;eacute;partement Culture, universit&amp;eacute; Senghor d&amp;#39;Alexandrie (&amp;Eacute;gypte)  Nicolae POPA  Professeur des universit&amp;eacute;s, D&amp;eacute;partement de g&amp;eacute;ographie, Facult&amp;eacute; de chimie, biologie et g&amp;eacute;ographie, universit&amp;eacute; de l&amp;#39;Ouest de Timisoara (Roumanie)  Leila REZK Ancienne ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences associ&amp;eacute;, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Cem SAVAŞ Docteur en relations internationales, Professeur assistant, D&amp;eacute;partement de sciences politiques et de relations internationales, universit&amp;eacute; Yeditepe, Istanbul (Turquie)  Christel Dior TAMEGUI Docteur en science politique, universit&amp;eacute; de Rennes-1, ancien attach&amp;eacute; temporaire d&amp;rsquo;enseignement et de recherche, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France), chercheur &amp;agrave; l&amp;#39;Observatoire du politique en Afrique (AYEN), Yaound&amp;eacute; (Cameroun)  Hela ZAHAR P.h.D. Professeure agr&amp;eacute;g&amp;eacute;e et responsable du p&amp;ocirc;le d&amp;rsquo;&amp;eacute;tudes et de recherche en cultures num&amp;eacute;riques, universit&amp;eacute; de l&amp;#39;Ontario fran&amp;ccedil;ais, Toronto (Canada) </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=293">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>jeu., 20 juin 2024 16:12:42 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 04 juin 2025 10:56:34 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Le cyberespace et la transformation de l’agir militant : les femmes activistes à l’heure du numérique </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1531</link>
      <description>Dans cet article, nous souhaitons examiner comment les caractéristiques des réseaux sociaux numériques influencent la façon dont les femmes engagées dans la cause féministe agissent pour défendre leurs valeurs. Les réseaux sociaux numériques se distinguent par leur structure horizontale et leur forte interactivité, ce qui a facilité l’émergence de nouvelles formes d’engagement militant féminin dans l’espace public. En effet, cette nature démocratique de l’espace en ligne a permis aux activistes d’apporter une contribution novatrice à la sphère publique. Dans le contexte tunisien, une nouvelle vague de militantisme féminin a émergé, avec des acteurs qui ne revendiquent pas nécessairement l’étiquette féministe. Néanmoins, ils ont développé de nouvelles formes d’activisme en tirant parti des avancées technologiques pour promouvoir la cause féminine. En réalité, nous avons observé l’émergence d’un groupe de femmes qui opèrent au sein de cercles privés de femmes, que ce soit à travers des commentaires ou la publication de textes, dans le but de promouvoir le féminisme. Grâce à leurs actions, ces groupes privés ont évolué pour devenir des espaces de discussion consacrés aux questions de genre. Pour mieux appréhender ces nouvelles formes d’engagement militant, nous avons mené des observations ethnographiques au sein de deux groupes privés, ainsi que des entretiens individuels approfondis avec les femmes qui ont dirigé les discussions sur les questions de genre au sein de ces deux groupes. L’émergence des médias sociaux numériques a considérablement accentué la distance perçue entre ces jeunes féministes et les organisations féministes traditionnelles en ce qui concerne leur approche de l’activisme. En réalité, ces militantes accordent une grande importance à la démocratie et rejettent fermement les contraintes. Elles représentent une nouvelle génération profondément influencée par la nature démocratique de l’espace virtuel, ce qui les pousse à éviter l’engagement au sein des structures traditionnelles du militantisme, souvent dépourvues de démocratie interne. Ces activistes ont exploité les opportunités offertes par les médias sociaux pour promouvoir leur cause, transformant ainsi le cyberespace en un outil efficace pour organiser des campagnes militantes. De nombreuses actions visant à diffuser des informations et à coordonner les luttes de différentes campagnes ont été menées en utilisant les ressources du Web et les téléphones mobiles. In this article, we suggest examining the relationship between the characteristics of digital social networks and the transformation of women’s activism in defense of feminist values. These networks, marked by horizontal architecture andhyper interactivity, have favored new forms of militant engagement of women in the public space. Indeed, the democratic nature of this space has enabled activists to get involved in public affairs in innovative ways; Facebook, for example, represents a space for direct democracy, thanks to the ease of its use. In the Tunisian context, we have observed the emergence of a new wave of feminism, whose protagonists do not identify themselves as feminists, who have developed new activist practices to defend feminism by relying on technological developments. In fact, we have noticed the existence of a group of women who still act in private women’s groups, either through comments or publication of texts, to defend the feminist cause. Thanks to their practices, these private groups have turned into a space of discussion around gender issues. To understand these new forms of activist engagement, we conducted ethnographic observations in the two private groups and conducted in-depth individual interviews with the women who facilitated the discussions around gender issues in these two groups. The emergence of digital social networks is a factor that has accentuated the distance between these young feminists and classic feminist organizations regarding the perception of militant action. These activists attach great importance to democracy and detest restrictions. This is a new generation strongly influenced by the democratic nature of cyberspace, and they reject engagement within classical frameworks of activism, marked by the absence of democratic traditions. These activists have exploited the possibilities offered by social networks to spread their cause. Cyberspace has thus become an effective tool for organizing protest campaigns. Several actions were carried out to disseminate information and coordinate the struggles of different campaigns using web tools and cell phones. </description>
      <pubDate>jeu., 20 juin 2024 16:20:15 +0200</pubDate>
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      <title>Saisir l’interrelation des technologies numériques et de la musique dans l’expérience migratoire : les parcours de personnes immigrantes maghrébines au Québec </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1541</link>
      <description>Cet article traite de l’interrelation des technologies numériques et de la musique dans la vie de personnes immigrantes. Il s’inscrit de la sorte dans le prolongement des travaux qui discutent du changement de paradigme occasionné par le numérique en matière de migrations humaines comme d’écoute de musique, offrant par ailleurs une combinaison originale des trois notions. La réflexion s’appuie sur une enquête auprès de personnes nées au Maghreb (Algérie, Maroc et Tunisie) et vivant à Montréal (Québec, Canada), dont les écoutes et pratiques liées à la musique ont été appréhendées comme des vecteurs de socialisation et de sociabilités multiples au fil du parcours migratoire. La méthodologie qualitative exploratoire comprend quarante-cinq entretiens semi-dirigés sous forme de récits de vie axés sur la musique, soixante-dix séances d’observation dans des évènements musicaux variés, de même qu’un e-terrain, soit l’observation d’interactions sociomusicales sur diverses plateformes numériques. L’analyse se développe autour des questions suivantes : quel rapport les technologies numériques et la musique entretiennent-elles au fil d’un parcours migratoire ? Dans quelles circonstances et de quelles manières se combinent-elles dans la vie de personnes immigrantes ? Quels usages recouvrent-elles et quelles en sont les appropriations proprement immigrantes ? Les données révèlent comment les technologies numériques et la musique se combinent et s’alimentent dans le renouvellement de leurs usages, pratiques et symboliques, en contexte immigrant. Par leur interrelation, elles sous-tendent des interactions sociales et musicales multisituées, donnant lieu à une forme de « pluri-ancrage », sociomusical et géoculturel, chez les personnes immigrantes rencontrées à Montréal. Ce faisant, les technologies numériques et la musique se combinent pour actualiser une « diversité culturelle » vécue au quotidien, diversité par ailleurs déjà intrinsèque aux parcours de vie de ces personnes maghrébines dans l’espace francophone. This paper focuses on the interrelation of digital technologies and music in the lives of immigrants. It follows on from work discussing the paradigm shift brought about by digital technologies both in terms of human migration and listening to music, offering an original combination of the three notions.  The study is based on a survey of people born in North Africa (Algeria, Morocco and Tunisia) and now living in Montreal (Quebec, Canada), whose musical listening and practices were viewed as vectors of socialization and multiple sociabilities over the course of their migratory journey. The exploratory qualitative methodology involves forty-five semi-directed interviews in the form of music-oriented life stories, seventy observation sessions at various musical events, as well as e-fieldwork, namely the observation of sociomusical interactions on various digital platforms. The analysis is based on the following questions: What is the relationship between digital technologies and music over the course of a migratory journey? Under which circumstances and in what ways are they combined in the lives of immigrants? What uses do they cover, and how specifically do immigrants make them their own? These data reveal how digital technologies and music combine and are mutually enriched by the renewal of their practical and symbolic uses in an immigrant context. Through their interrelation, they underpin multi-site social and musical interactions, enabling a plurality of sociomusical and geocultural anchors for immigrants in Montreal. In this way, digital technologies and music jointly actualize a form of &quot;cultural diversity&quot; in everyday life, one that is nevertheless already intrinsic to the life trajectories of North African people within the francophonie. </description>
      <pubDate>jeu., 20 juin 2024 16:22:22 +0200</pubDate>
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      <title>Communication du patrimoine culturel dans les pays du Sud dans le contexte de l’explosion numérique. Une étude de cas en Haïti </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1551</link>
      <description>États, organisations internationales et communautés scientifiques sont de plus en plus enclins à reconnaître la nécessité de conserver les objets culturels patrimoniaux, de sauvegarder, d’entretenir, puis de transmettre ces héritages considérés comme de puissants facteurs de développement et de construction identitaire. Cela explique toute l’importance de la patrimonialisation qui implique, entre autres, la mise en valeur du symbolisme de ces objets afin que les publics concernés puissent en prendre connaissance, en prendre conscience et accepter la nécessité de participer à leur conservation. Aussi, la communication patrimoniale, prise dans sa double dimension théorique et technico-pratique, est devenue un enjeu majeur pour les pays du Sud anciennement colonisés dans la mesure où ces derniers se trouvent dans la nécessité de forger un nouvel imaginaire de l’avenir et de reconstruire une estime de soi affectée par des décennies d’aliénation. D’où la préoccupation première de cet article qui se concentre sur le rôle des pratiques communicationnelles dans la mise en valeur du patrimoine culturel dans les pays du Sud. N’ayant pas la prétention d’offrir une vue encyclopédique de la réalité d’une diversité de pays ou d’institutions, l’article, dans une démarche d’étude de cas, se limite à l’analyse des pratiques communicationnelles d’une institution publique en Haïti, à savoir l’Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN). Ici, Haïti n’est pas considéré en tant que pays isolé mais en tant qu’exemple de pays du Sud ou encore de peuple qui partage des réalités historiques, économiques et politiques communes avec de nombreux pays du Sud anciennement colonisés. L’analyse proposée part de la reconnaissance des atouts offerts par l’essor des technologies numériques de la communication pour la libre circulation des idées et des informations à travers le monde et donc pour une meilleure connaissance des cultures, le déracinement de certains préjugés et l’amélioration des rapports entre les nations grâce à la valorisation des objets culturels patrimoniaux. Toutefois, les progrès techniques marchent de pair avec la fracture numérique, traduite, entre autres, par un déséquilibre dans l’utilisation des moyens de la communication. S’ensuit, en conséquence, une double méconnaissance : les communautés nationales et locales méconnaissent leurs propres réalités sociales alors que les vraies réalités des pays du Sud sont absentes de la scène internationale. D’où le questionnement fondamental qui traverse cet article : comment valoriser les objets culturels patrimoniaux dans un contexte de crise patrimoniale généralisée sachant qu’en tant que construction sociale, l’existence du patrimoine nécessite une appropriation par les différents acteurs grâce à des pratiques communicationnelles adéquates ? L’article fait état de la volonté des dirigeants haïtiens de promouvoir le patrimoine culturel. Toutefois, il souligne l’urgence d’une stratégie de communication patrimoniale adéquate inscrite dans le cadre global d’une politique culturelle prenant en compte les enjeux de construction identitaire et du développement de nouveaux rapports avec le monde. L’essor des moyens de communication, tout en offrant de sérieux atouts pour la mise en valeur des richesses culturelles à des fins de construction identitaire, peut aussi contribuer à occulter la culture des peuples en proie à la fracture numérique. States, international organizations and the scientific community are increasingly inclined to recognize the need to conserve cultural heritage objects, to safeguard, maintain and pass on these legacies considered to be powerful factors in development and identity-building. This explains the importance of heritage communication, which involves, among other things, highlighting the symbolism of these objects so that the public concerned can become aware of them and accept the need to participate in their conservation. Heritage communication, in both its theoretical and technical-practical dimensions, has become a major challenge for formerly colonized countries in the South, as they face the need to forge a new imaginary future and rebuild self-esteem damaged by decades of aliénation. Hence the primary concern of this article, which focuses on the role of communicative practices in the enhancement of cultural heritage in southern countries. Not claiming to offer an encyclopedic view of the reality of a diversity of countries or institutions, the paper, in a case study approach, limits itself to the analysis of the communicational practices of a public institution in Haiti, namely the Institut de sauvegarde du patrimoine national (ISPAN). Here, Haiti is considered not as an isolated country, but as an example of a country of the South, or a people who share common historical, economic and political realities with many formerly colonized countries of the South. This analysis is based on the recognition of the advantages offered by the development of digital communication technologies for the free circulation of ideas and information throughout the world, and therefore for a better knowledge of cultures, the uprooting of certain prejudices and the improvement of relations between nations thanks to the valorization of cultural heritage objects. However, technical progress goes hand in hand with the digital divide, reflected, among other things, by an imbalance in the use of the means of communication. The result is a double lack of awareness: national and local communities are unaware of their own social realities, while the true realities of the countries of the South are absent from the international scene. Hence the fundamental question that runs through this article: how can we enhance the value of cultural heritage objects in a context of generalized heritage crisis, given that, as a social construct, the existence of heritage requires appropriation by the various players through appropriate communication practices? The article notes the willingness of Haiti's leaders to promote cultural heritage. However, it underlines the urgent need for an appropriate heritage communication strategy, within the overall framework of a cultural policy that considers the challenges of identity-building and the development of new relationships with the world. The rise of the mass media, while offering serious advantages for showcasing cultural wealth for the purposes of identity-building, can also contribute to obscuring the culture of peoples prey to the digital divide. </description>
      <pubDate>jeu., 20 juin 2024 16:23:19 +0200</pubDate>
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      <title>Pistes didactiques pour un dispositif de télécollaboration interculturelle en ligne entre apprenants du français langue étrangère </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1563</link>
      <description>À l’heure de toutes les mutations que connaît le monde contemporain, y compris dans le domaine de l’éducation et de l’enseignement supérieur, il n’est plus à démontrer que nous sommes témoins d’une (r)évolution incontestable des « usages et pratiques pédagogiques » au vu des différentes transformations didactiques qui marquent cette époque, a fortiori, avec l’évolution effrénée des technologies nouvelles et le développement de la convergence numérique. Dans la sphère de l’utilisation de ce qui est appelé technologies de l’information et de la communication pour l’enseignement , plus connues sous l’acronyme TICE, il est nécessaire de leur reconnaître un impact non négligeable sur l’ensemble de la société de l’information et de la connaissance. Pour ne focaliser que sur le cadre didactique et de ce que les TICE pourraient apporter comme plus-value, il devient incontournable de renouveler la modernisation des moyens utilisés dans l’enseignement imposant une interaction entre les différents acteurs impliqués dans la croisée d’une coopération interdisciplinaire. Pour mieux expliquer notre propos, nous nous verrons passer en revue, dans un premier temps, certaines définitions qui se révèlent nécessaires pour appréhender la notion de société de l’information et de la connaissance. Ensuite, nous nous arrêterons sur le rôle qu’endossent les nouvelles technologies pour la transmission de l’information et la diffusion du savoir en milieu académique, en émettant un regard historique sur l’utilisation de ces outils, leur développement et leur intégration dans les pratiques pédagogiques, y compris celles qui sont relatives à la didactique des langues. Enfin, nous porterons une réflexion spécifique au contexte francophone, suite à une expérience inédite relative à un public d’apprenants universitaires roumains avides de l’apprentissage de la langue française, celle-ci représentant pour eux un gage d’une véritable émancipation culturelle mais aussi académique et scientifique et ce à travers la proposition d’un dispositif de télécollaboration interculturelle. During a time when the modern world is going through many different changes, including those in the fields of education and higher education, given the various didactic changes that characterize this era, with the unbridled evolution of new technologies and the development of digital technology, it is clear that we are witnessing an undeniable (r)evolution of &quot;pedagogical uses and practices&quot; no longer need to be shown convergence in the area of the use of so-called Information and Communication Technologies for Education, better known by the acronym ICTE, we see a significant impact on the entire information and knowledge society. However, it is unavoidable to renew the modernization of the teaching tools used, imposing an interaction between the various participants involved in the crossroads of an interdisciplinary cooperation, in order to concentrate only on the didactic framework and what the ICTE could contribute as added value. We'll go over some definitions first in order to better understand what we're talking about and how the idea of the information and knowledge society works. Then, after taking a historical look at the use of these tools, their development, and their integration into pedagogical practices, including those related to language didactics, we will concentrate on the role of new technologies for the transmission of information and the dissemination of knowledge in the academic environment. Last but not least, we will focus specifically on the French-speaking context after an original experience involving a group of eager university students from Romania to learn the French language, which is seen by the group as a real step toward academic and scientific emancipation through the proposal of an intercultural telecollaboration device. </description>
      <pubDate>jeu., 20 juin 2024 16:33:22 +0200</pubDate>
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      <title>Contribution du numérique dans la stratégie d’insertion de l’économie burkinabè dans les chaînes de valeur nationales et internationales </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1577</link>
      <description>Le Burkina Faso, littéralement « Pays des hommes intègres », est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer, aux ressources limitées avec un produit intérieur brut (PIB) de 918 dollars par habitant en 2021. Il est caractérisé par une croissance démographique rapide avec un taux de fécondité parmi les plus élevés au monde. Ainsi, le pays doit créer au moins trois cent mille emplois par an pour être en cohérence avec sa croissance démographique (Michael Weber, 2018). On note que 95,5 % de la population active travaillent dans le secteur informel (ENESI, 2015). Lorsqu’on observe la structure de la balance commerciale (hors produits miniers) au cours des dix dernières années, il ressort un solde chroniquement déficitaire alors qu’en même temps, l’analyse du profil des produits non miniers à l’exportation fait ressortir des produits à fort potentiel de demande sur les marchés internationaux et pour lesquels le Burkina Faso a des avantages naturels. En effet, les investisseurs des secteurs du textile, des peaux et cuirs, du sésame, de l’anacarde, des amandes de karité, etc., ne sont pas suffisamment intégrés dans les chaînes de valeur particulièrement au niveau international (Banque mondiale,2019). La présente étude propose une approche globale pour la prise en compte des secteurs prioritaires de l’économie burkinabè dans les différents maillons du processus de création de richesse (production, transformation et commercialisation) aux niveaux national et international, en mettant l’accent sur les filières porteuses et une attention particulière sur les partenariats stratégiques et l’amélioration de la qualité des biens et services. De manière générale, les entreprises burkinabè doivent faire face au déficit de compétences professionnelles, même pour les postes d’emploi de moindre qualification. Dans les domaines de l’agriculture et de l’agro-industrie, la rareté des techniciens et personnels qualifiés est un facteur limitatif à la fois de production et de productivité. Le pays étant fortement tributaire des solutions techniques et technologiques importées, les compétences professionnelles insuffisantes entraînent une sous-capacité permanente des équipements installés et un alourdissement des coûts fixes. Dans la politique sectorielle intitulée « Transformations industrielles et artisanales », le gouvernement a pour ambition, à l’horizon 2027, de disposer d’un secteur secondaire dynamique performant et moderne, soutenu par un tissu industriel et artisanal diversifié, compétitif, porteur de croissance durable et d'emplois décents. Cependant, la réussite d’une telle stratégie ne pourrait se faire sans l’implication du numérique qui permettra d’une part aux exploitants d’accroître leur production et développer plus de partenariat pour l’écoulement de leurs produits, et d’autre part d’initier des projets d’image de marque « Burkina Faso » afin de soutenir les produits « Made in Burkina Faso ». Ainsi l’amélioration des perspectives digitales et plus généralement des technologies numériques pourrait renforcer la résilience économique du pays et créer de nouvelles opportunités de croissance par des gains de productivité, d’innovation et d’inclusion. Burkina Faso, literally &quot;Land of the Honest Men&quot;, is a landlocked country in West Africa with limited resources and a gross domestic product (GDP) of US$918 per capita in 2021. It is characterised by rapid population growth with one of the highest fertility rates in the world. Thus, the country must create at least three hundred thousand jobs per year to be consistent with its demographic growth (Michael Weber,2018). It is noted that 95.5 % of the active population works in the informal sector (ENESI,2015). The structure of the balance of trade excluding mining products over the last ten years shows a chronic deficit, while at the same time, an analysis of the profile of non-mining products for export reveals products with high demand potential on international markets and for which Burkina Faso has natural advantages. Indeed, investors in the textile, hides and skins, sesame, cashew nut, shea nut, etc. sectors are not sufficiently integrated into the value chains, particularly at the international level(World Bank,2019). The present study proposes a global approach for taking into account the various priority sectors of the Burkinabe economy in the different links of the wealth creation process (production, processing and marketing) at the national and international levels, with an emphasis on promising sectors and a particular focus on strategic partnerships and improving the quality of goods and services. In general, Burkina Faso’s enterprises have to deal with a shortage of professional skills, even for less qualified jobs. In agriculture and agro-industry, the scarcity of qualified technicians and operators is a limiting factor for both production and productivity. As the country is heavily dependent on imported technical and technological solutions, the lack of professional skills leads to a permanent under-capacity of the equipment installed and an increase in fixed costs. In the sectoral policy &quot;Industrial and artisanal transformations&quot;, the Government’s ambition is to have a dynamic, efficient and modern secondary sector by 2027, supported by a diversified and competitive industrial and artisanal fabric, which will bring sustainable growth and decent jobs. However, the success of such a strategy could not be achieved without the involvement of digital technology, which will allow farmers to increase their production and develop more partnerships for the sale of their products, and to initiate &quot;Burkina Faso&quot; branding projects in order to support products made in Burkina Faso. Thus the improvement of digital perspectives and more generally of digital technologies could strengthen the country’s economic resilience and create new growth opportunities through productivity gains, innovation and inclusion. </description>
      <pubDate>ven., 21 juin 2024 17:50:58 +0200</pubDate>
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      <title>Recension : Paul Zang Zang, Venant Eloundou Eloundou, Sanda-Maria Ardeleanu, Louis Hervé Ngafomo (dir.), La reconstruction de l’Afrique et de la francophonie dans les discours politiques de la France, Paris, L’Harmattan, 2022, 240 pages </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1575</link>
      <pubDate>jeu., 20 juin 2024 16:37:50 +0200</pubDate>
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      <title>Déclaration de Djerba (Tunisie), 19 et 20 novembre 2022 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1589</link>
      <pubDate>lun., 24 juin 2024 12:12:41 +0200</pubDate>
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    </item>
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      <title>Les valeurs de la Francophonie au service de la diversité culturelle </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1592</link>
      <pubDate>mer., 28 août 2024 15:46:56 +0200</pubDate>
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      <title>Texte introductif. La diversité culturelle et le numérique : enjeux et opportunités en Francophonie </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1594</link>
      <pubDate>ven., 30 août 2024 16:09:34 +0200</pubDate>
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      <title>RIF12 </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1599</link>
      <pubDate>mer., 04 sept. 2024 14:16:05 +0200</pubDate>
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