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    <title>La F/francophonie dans l’aire indiaocéanique : singularités, héritages et pratiques</title>
    <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1428</link>
    <description> L&amp;rsquo;&amp;eacute;quipe de la Revue internationale des francophonies est heureuse de vous proposer ce num&amp;eacute;ro qui porte sur le th&amp;egrave;me &amp;laquo; La F/francophonie dans l&amp;rsquo;aire indiaoc&amp;eacute;anique : singularit&amp;eacute;s, h&amp;eacute;ritages et pratiques &amp;raquo;. Les auteurs qui ont particip&amp;eacute; &amp;agrave; ce num&amp;eacute;ro ont abord&amp;eacute; les dimensions historiques, litt&amp;eacute;raires, politiques, sociolinguistiques et didactiques relatives &amp;agrave; la F/francophonie dans le sud-ouest de l&amp;#39;oc&amp;eacute;an Indien. Sur ces diff&amp;eacute;rentes dimensions et au coeur de divers territoires, est sous-jacente l&amp;#39;id&amp;eacute;e de contextualisation, &amp;agrave; travers une n&amp;eacute;cessaire prise en compte des langues et cultures, que les mouvements de l&amp;#39;histoire ont contribu&amp;eacute; &amp;agrave; se rencontrer. Vous y trouverez aussi un ensemble Varia autour de la F/francophonie en Am&amp;eacute;rique latine et dans les Cara&amp;iuml;bes, suivi des recensions de trois ouvrages. L&amp;#39;ensemble est compl&amp;eacute;t&amp;eacute; par deux textes de r&amp;eacute;f&amp;eacute;rence situ&amp;eacute;s &amp;agrave; pr&amp;egrave;s de 150 ans l&amp;#39;un de l&amp;#39;autre, autour de la francophonie.  R&amp;eacute;dacteurs invit&amp;eacute;s :   Pierre-&amp;Eacute;ric FAGEOL, historien, ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Thierry GAILLAT, sociolinguiste et didacticien des langues, ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Comit&amp;eacute; scientifique du num&amp;eacute;ro    V&amp;eacute;ronique BERTILE Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en droit public, universit&amp;eacute; de Bordeaux (France)  Linda CARDINAL Professeure &amp;eacute;m&amp;eacute;rite en &amp;eacute;tudes politiques, universit&amp;eacute; d&amp;#39;Ottawa, ancienne directrice r&amp;eacute;gionale de l&amp;#39;Agence universitaire de la Francophonie pour les Am&amp;eacute;riques (Canada)  Pierre CHAPSAL Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences associ&amp;eacute;, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Corina CRAINIC Docteur en &amp;eacute;tudes litt&amp;eacute;raires, litt&amp;eacute;rature francophone des Cara&amp;iuml;bes, chercheuse, Institut d&amp;#39;&amp;eacute;tudes acadiennes, universit&amp;eacute; de Moncton (Canada)  Antony DABILA Docteur en sociologie politique, universit&amp;eacute; de la Sorbonne Paris 4, responsable scientifique, Institut d&amp;#39;&amp;eacute;tudes de strat&amp;eacute;gie et de d&amp;eacute;fense, universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  Myl&amp;egrave;ne EYQUEM Professeur des universit&amp;eacute;s en sciences du langage, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Pierre-&amp;Eacute;ric FAGEOL Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en histoire, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Thierry GAILLAT Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en sciences du langage, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Fr&amp;eacute;d&amp;eacute;ric GARAN Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en histoire, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Christian GERMANAZ Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en g&amp;eacute;ographie, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Jean-Fran&amp;ccedil;ois KLEIN Professeur des universit&amp;eacute;s en histoire contemporaine, universit&amp;eacute; du Havre (France)  Pierre MARTINEZ Professeur &amp;eacute;m&amp;eacute;rite des universit&amp;eacute;s en sciences du langage et didactique des langues, universit&amp;eacute; Paris 8 Saint-Denis (France)  Bernard de MEYER Professeur en litt&amp;eacute;rature fran&amp;ccedil;aise, universit&amp;eacute; de KwaZulu-Natal (Afrique du Sud)  Victor MONTOYA Docteur en &amp;eacute;conomie, universit&amp;eacute; Torcuato Di Tella (Argentine) / universit&amp;eacute; Sorbonne Nouvelle Paris 3 (France)  Jana&amp;iacute;na NAZZARI GOMES Docteure en sciences du langage, universit&amp;eacute; de Saint-Boniface (Canada)  Shameem OOZEERALLY Lecturer, d&amp;eacute;partement de fran&amp;ccedil;ais, Mauritius Institute of Education (Maurice)  Cynthia Volanosy PARFAIT Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences habilit&amp;eacute;e &amp;agrave; diriger des recherches en litt&amp;eacute;ratures francophones, universit&amp;eacute; d&amp;#39;Antsiranana (Madagascar)  Velomihanta RANAIVO Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences habilit&amp;eacute;e &amp;agrave; diriger des recherches en sciences du langage, &amp;Eacute;cole normale sup&amp;eacute;rieure, universit&amp;eacute; d&amp;#39;Antananarivo (Madagascar)  Vololona RANDRIAMAROTSIMBA Professeur en sciences du langage, &amp;Eacute;cole normale sup&amp;eacute;rieure, universit&amp;eacute; d&amp;#39;Antananarivo (Madagascar)  Leila REZK Ancienne ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences associ&amp;eacute;e, Institut international pour la Francophonie (2IF), universit&amp;eacute; Jean Moulin Lyon 3 (France)  &amp;Eacute;tienne RIVARD Professeur agr&amp;eacute;g&amp;eacute; en g&amp;eacute;ographie, universit&amp;eacute; de Saint-Boniface (Canada)  Logambal SOUPRAYEN-CAVERY Ma&amp;icirc;tre de conf&amp;eacute;rences en sciences du langage, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France)  Fran&amp;ccedil;ois TAGLIONI Professeur des universit&amp;eacute;s en g&amp;eacute;ographie, universit&amp;eacute; de La R&amp;eacute;union (France) </description>
    <category domain="https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=293">Numéros en texte intégral</category>
    <language>fr</language>
    <pubDate>ven., 23 sept. 2022 13:05:09 +0200</pubDate>
    <lastBuildDate>mer., 04 juin 2025 10:56:54 +0200</lastBuildDate>
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      <title>Une certaine idée de la francophonie dans l’océan Indien : l’académicien et vice-recteur de La Réunion Hippolyte Foucque (1887-1970) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1442</link>
      <description>Hippolyte Foucque a été un des plus grands érudits réunionnais de la première moitié du xxe siècle. Agrégé de lettres classiques, il devient proviseur du prestigieux lycée Leconte-de-Lisle en 1930, puis chef de Service de l’instruction publique de la colonie, avant d’être nommé, à partir du 1er janvier 1948, inspecteur d’académie faisant fonction de vice-recteur du jeune département de La Réunion. C’est à l’Académie de l’île de La Réunion, société savante créée en 1913, que Foucque participe principalement à la valorisation des travaux menés par l’élite intellectuelle de l’île. Benjamin de cette institution coloniale en 1918, il en devient le président de 1932 à son décès, le 1er août 1970. Il a été l’auteur de plusieurs ouvrages mettant en valeur l’histoire, la géographie et plus globalement la culture littéraire et scientifique de l’île à travers ses « grands hommes » et en particulier ses poètes (c’est un grand spécialiste de Baudelaire). Foucque est en fait le pur produit de l’école de la IIIe République, celle qui a construit l’identité nationale sur l’amour des « petites patries ». Après son départ à la retraite, c’est à travers des formes d’éducation populaire que Foucque poursuit son engagement intellectuel. D’abord par la presse écrite, mais c’est en particulier à travers une émission de radio intitulée, « Le vol du Paille-en-queue », diffusée sur l’ORTF à un rythme bimensuel, qu’il diffuse, sous le pseudonyme de « Grand-Père Onésime », entre 1964 et 1969, des connaissances à un public très large de Réunionnais qui ignoreront sa vraie identité. L’étude du corpus inédit de 168 émissions radiodiffusées entre 1964 et 1969 nous permet d’appréhender la vision que se fait Foucque de la francophonie dans l’océan Indien et qu’il diffuse à ses jeunes auditeurs. On peut alors constater que l’érudit porte un regard nostalgique sur l’époque où Maurice, « l’Île Sœur » était avec l’île Bourbon, le porte-drapeau d’une certaine grandeur de la civilisation et de la culture françaises. Si la part prise par les Hindous dans son peuplement, du fait de l’engagisme mis en œuvre par les Anglais, a fait basculer, à ses yeux, l’île Maurice vers un autre destin, il existe pour lui dans cette île un important patrimoine culturel français qui continue de vivre. On constate, par ailleurs, que le continent africain est le grand absent du tour du monde radiophonique qu’Hippolyte Foucque entreprend. S’il existe bien un lien entre le peuplement initial de Bourbon et Madagascar, qui est signalé à travers la place tenue par les femmes, la Grande Île est finalement la grande oubliée. Rien n’est dit sur son destin depuis l’indépendance de 1960, comme rien n’est finalement dit de l’importance tenue par les esclaves malgaches et africains dans l’histoire de Bourbon, ou que rien n’est dit sur la volonté réunionnaise de coloniser Madagascar à la fin du xixe siècle, ou encore sur l’expérience de la Sakay mise en œuvre à partir de 1952. À l’inverse, l’Inde, dont est également originaire une partie de la population réunionnaise, est largement évoquée dans son histoire coloniale et depuis l’indépendance. C’est dans les départements français de la Martinique et de la Guadeloupe que Foucque trouve une communauté de destin à La Réunion et à la France, à la fois par le passé colonial, mais également par les enjeux économiques et démographiques qui restent à relever. Cependant pour Foucque, La Réunion reste davantage à l’abri des difficultés politiques et des tensions communautaires que les départements antillais. Finalement Hippolyte Foucque témoigne d’une certaine vision « de la plus grande France » qui s’est poursuivie, sous des formes diverses, en particulier dans l’Éducation et les médias, et qui a contribué à couper les Réunionnais de leur environnement géographique proche pour les faire regarder avant tout vers la France continentale. Hippolyte Foucque was one of Reunion's greatest savant of the first half of the 20th century. Aggregated in classical letters, he became headmaster of the prestigious Leconte-de-Lisle high school in 1930, then head of the colony's Public Instruction Service, before being appointed, from January 1, 1948, Academy Inspector acting as Vice-rector of the young department of La Réunion. It was at the Academy of Reunion Island, a learned society created in 1913, that Foucque mainly participated in promoting the work carried out by the island’s intellectual elite. Benjamin of this colonial institution in 1918, he became its president from 1932 until his death on August 1, 1970. He was the author of several works highlighting history, geography, and more generally literary and scientific culture of the island through its &quot;great men&quot; and its poets (he is a great specialist of Baudelaire). Foucque is in fact the pure product of the school of the Third Republic, the one that built national identity on the love of &quot;small homelands&quot;. After his retirement, it was through forms of popular education that Foucque continued his intellectual commitment. First by the written press, but it is in a radio program entitled, &quot;Le vol du Paille-en-queue&quot;, broadcast on the ORTF on a fortnightly basis, that it broadcasts, under the pseudonym of &quot;Grand-Père Onésime&quot;, between 1964 and 1969, acquaintances to a very large audience of Reunionese who will ignore his identity. The study of the unpublished corpus of 168 radio broadcasts between 1964 and 1969 allows us to understand Foucque’s vision of the Francophonie in the Indian Ocean and which he disseminates to his young listeners. We can see that the teacher takes a nostalgic look at the time when Mauritius, “Sister Island” was with Bourbon Island, the standard bearer of a certain greatness of French civilization and culture. If the part taken by the Hindus in its settlement, because of the commitment implemented by the English, lead up to, in his eyes, Mauritius towards another destiny, there exists for him in this island an important French cultural heritage that lives on. We also note that the African continent is the great missing from the radio world tour that Hippolyte Foucque is undertaking. If there is indeed a link between the initial settlement of Bourbon and Madagascar, which is indicated through the place held by women, Madagascar is ultimately the big one forgotten. Nothing is said about its fate since independence in 1960, just as nothing is finally said about the importance held by Malagasy and African slaves in the history of Bourbon, or nothing is said about the will Reunion Island to colonize Madagascar at the end of the 19th century, or on the experience of Sakay colonization implemented from 1952. Conversely, India, from which part of the Reunion population also originates, is widely mentioned in its colonial history and since independence. It is in the French departments of Martinique and Guadeloupe that Foucque finds a community of destiny in Reunion and France, both through the colonial past, but also through the economic and demographic issues that remain to be addressed. But for Foucque, La Reunion remains more sheltered from political difficulties and community tensions than the West Indian departments. Finally, Hippolyte Foucque bears witness to a certain vision of “the greater France” which continued, in various forms, in education and the media, and which contributed to cutting off the people of Reunion from their close geographical environment to make them look above all towards mainland France. </description>
      <pubDate>ven., 23 sept. 2022 15:26:56 +0200</pubDate>
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      <title>Les Jeux de la jeunesse de l’océan Indien : la francophonie au service de la fraternité régionale (1995-2020) </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1444</link>
      <description>Lors de la session 1987 de la Conférence des ministres de la Jeunesse et des Sports de la Francophonie (CONFEJES) au Québec, la création d’une commission des sports de l’océan Indien est actée. Celle-ci s’ouvre, à partir de 1992, au secteur de la jeunesse en devenant la Commission de la Jeunesse et des Sports de l’océan Indien (CJSOI) dont l’objectif est de structurer des actions de coopération régionale (promotion des sports, opérations culturelles, échanges et actions de formation de cadres, etc.) pour encourager les jeunes de cette aire géographique à se rencontrer, à mieux se connaître et à s’exprimer et par le biais du sport et de la culture. Dans ce cadre, elle met sur pied les Jeux de la CJSOI. Si les Jeux des îles de l’océan Indien sont relativement bien connus et ont fait l’objet de divers travaux scientifiques, leurs homologues pour la jeunesse restent plutôt dans leur ombre. Organisés pour la première fois par l’île Maurice en 1995, ils ont lieu tous les deux ans. Ils rassemblent, selon les éditions, entre 500 et 1 000 jeunes de 14 à 18 ans représentant l’union des Comores, la république de Madagascar, la république de Maurice, la république des Seychelles, La Réunion ainsi que, depuis 2003, la république de Djibouti, et, depuis 2005, Mayotte. Bâtis sur le principe d’une complémentarité entre activités sportives et culturelles et de l’échange entre jeunes, ils font de la francophonie un pilier. Cet article se base sur une recherche documentaire et une observation ethnographique réalisée lors des Jeux de 2016 à Madagascar. Il ressort de ce travail sur l’expérience vécue des participants lors de l’évènement ainsi que sur les fondements idéologiques et organisationnels de celui-ci, que la francophonie peut permettre de tisser des liens au sein de cet espace régional traversé de tensions politiques, sociales et économiques. Inévitablement marqués par un contexte géopolitique local problématique, ces Jeux promeuvent pour autant la fraternité par les échanges linguistiques et culturels que permettent les activités socio-éducatives et les sports. Ils constituent aujourd’hui l’une des actions les plus importantes de la CJSOI, du fait de leur potentiel de promotion de l’amitié et de la fraternité entre jeunes de l’océan Indien. During the 1987 session of the Conference of Ministers of Youth and Sports of the Francophonie (CONFEJES) in Quebec, the creation of a sports commission for the Indian Ocean was agreed. From 1992, this commission opened up to the youth sector and became the Indian Ocean Youth and Sports Commission (CJSOI), whose objective is to structure regional cooperation actions (promotion of sports, cultural operations, exchanges and executive training actions, etc.) to encourage young people in this geographical area to meet, get to know each other better and express themselves through sport and culture. Within this framework, it sets up the CJSOI Games. While the Indian Ocean Island Games are relatively well known, and have been the subject of various scientific studies, their youth counterparts remain rather in their shadow. Organized for the first time by Mauritius in 1995, they take place every two years. Depending on the edition, they bring together between 500 and 1,000 young people aged 14 to 18 representing the Union of the Comoros, the Republic of Madagascar, the Republic of Mauritius, the Republic of Seychelles, Reunion Island and, since 2003, the Republic of Djibouti and, since 2005, Mayotte. Built on the principle of complementarity between sports and cultural activities and exchange between young people, they make Francophonie a pillar. This article is based on documentary research and ethnographic observation carried out during the 2016 Games in Madagascar. It emerges from this work on the lived experience of the participants during the event as well as on the ideological and organizational foundations of the event, that the Francophonie can enable links to be forged within this regional space, which is subject to political, social and economic tensions. Inevitably marked by a problematic local geopolitical context, these Games promote fraternity through the linguistic and cultural exchanges that socio-educational activities and sports allow. Today, they are one of the most important actions of the CJSOI, due to their potential to promote friendship and fraternity between young people in the Indian Ocean. </description>
      <pubDate>ven., 23 sept. 2022 15:28:11 +0200</pubDate>
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      <title>La refondation des contours d’une francophonie littéraire depuis l’océan Indien : le cas de Raharimanana </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1455</link>
      <description>Les littératures francophones contemporaines des îles du sud-ouest de l’océan Indien montrent que le lien avec la langue française a changé, mais que les effets de la colonialité du pouvoir perdurent : la francophonie donne encore lieu à une sensation de marginalisation, à des tensions. En nous penchant sur l’auteur malgache Jean-Luc Raharimanana, nous voyons comment il distingue la francophonie institutionnelle de l’usage poétique de la langue française. Il postule la nécessité d’une double décolonisation non seulement du français mais aussi du malgache. Il s’agit pour lui de redonner leur diversité à chacune des deux langues. Les littératures orales malgaches – qu’il mélange et réinvente – façonnent la matière d’une poétique française, transforment l’écrit en parole chantée. Il ne s’agit pas seulement d’une rencontre entre oralité et écriture, mais d’une oralisation de l’écriture. L’auteur renouvelle dès lors profondément les formes du littéraire en rejetant toute délimitation générique. Son corps accueille toutes les voix qui trouvent une place dans l’écriture. Crise du récit, fragmentation des formes et du sujet, autoréflexivité et métatextualité : ces éléments sont fréquents dans les poétiques françaises immédiatement contemporaines. Toutefois, ils prennent un nouveau sens lorsqu’ils sont énoncés depuis un autre centre. L’auteur cherche à transformer la langue française en image, en son pour pouvoir réinterpréter la catégorie de l’universel qui fut au fondement même de l’entreprise coloniale française. La déconstruisant et la défaisant de toute autorité, il restaure un lien entre Madagascar et l’Afrique et appelle ainsi à une francophonie littéraire transversale, émancipée. Ce parcours dans l’œuvre de l’écrivain vise donc à proposer une réflexion sur certains enjeux, certains positionnements des littératures en langue française de l’océan Indien. Contemporary francophone literature from the islands of the south-western Indian Ocean shows that the link with the French language has changed, but that the effects of the &quot;coloniality of power&quot; persist: the francophonie still gives rise to a feeling of marginalisation, to tensions. By focusing on the Malagasy author Jean-Luc Raharimanana, we see how he distinguishes institutional Francophonie from the poetic use of the French language. He postulates the necessity of a double decolonisation not only of French but also of Malagasy. For him, it is a question of restoring the diversity of each of the two languages. Malagasy oral literature - which he mixes and reinvents - shapes the material of a French poetics, transforms the written word into sung word. It is not only a question of an encounter between orality and writing, but of an oralization of writing. The author thus profoundly renews the forms of the literary by rejecting any generic delimitation. His body welcomes all the voices that find a place in writing. The crisis of the narrative, the fragmentation of forms and of the subject, self-reflexivity and metatextuality: these elements are frequent in immediately contemporary French poetics. However, they take on a new meaning when they are enunciated from another centre. The author seeks to transform the French language into image and sound in order to reinterpret the category of the universal that was at the very foundation of the French colonial enterprise. By deconstructing it and stripping it of all authority, he restores a link between Madagascar and Africa and thus calls for a transversal, emancipated literary Francophonie. This journey through the writer’s work therefore aims to propose a reflection on certain issues, certain positions of French-language literature in the Indian Ocean. </description>
      <pubDate>mer., 16 nov. 2022 18:22:48 +0100</pubDate>
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      <title>À la recherche d’une francophonie didactique india-océanique. Premières recensions dans les manuels scolaires utilisés aux Comores </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1495</link>
      <description>La Francophonie, issue de « poussières de l’empire colonial », constitue un espace géographique et politique, et d’après le rapport Attali (2014), elle dispose aussi d’un terrain économique puisque ses échanges commerciaux facilités autour d’une même langue en sont même les enjeux de demain. Pour des enseignants-chercheurs, spécialistes des sciences du langage, elle est avant tout didactique. Le français, langue en partage, langue de scolarisation dans plusieurs continents se distingue par le résultat des usages et des politiques linguistiques menées dans ces différentes aires (Reutner, 2017). L’Union des Comores est un archipel du canal du Mozambique face au Mozambique et à Madagascar ; elle compte presque 900 000 habitants. Au nord, se trouve la Tanzanie, au sud, l’Afrique du Sud. Pour ce petit pays, appartenant à deux espaces culturels éloignés, coincés entre des pays à tendance lusophone (Mozambique) ou anglophone (Afrique du Sud), il n’a pas été forcément aisé de cerner le modèle d’enseignement et la langue qui en sera le médium. Jusqu’ici, le pays, dont l’université nationale n’a ouvert ses portes qu’en 1980, applique une politique éducative calquée sur le modèle colonial autant au niveau de l’organisation que des programmes, c’est en tout cas ce qu’en témoignent les cycles et subdivisions des écoles, collèges et lycées qui se clôturent par l’obtention du baccalauréat : du Cp jusqu’à la Terminale (Lacoste, Leignel, 2016). Au-delà du fait qu’il n’existe pas d’articulation des enseignements entre les écoles pré-élémentaires coraniques appelées les palachiyo et les écoles élémentaires – où l’école française reste le modèle éducatif - il n’existe pas non plus de passerelles entre la langue vernaculaire (le shikomori), les langues de l’école pré-élémentaire (le shikomori et l’arabe) et la langue de scolarisation (le français). À leur arrivée en classe, les élèves sont confrontés à une langue de scolarisation peu entendue voire inconnue. À ce jour, plusieurs ouvrages sont utilisés dans les classes : Le Flamboyant (Hatier) d’abord, en ce qui concerne les écoles élémentaires. Cette collection offre des manuels pour tous les niveaux de la découverte de l’écriture depuis le Cp1 jusqu’au Cm2. Ils ont la particularité d’être des manuels standards utilisés partout, de l’Afrique de l’Ouest jusqu’aux Comores. Le parti pris des éditeurs, imprimés grâce à des financements de l’Unicef a été, et ce de manière à pouvoir s’adresser à tous, de minorer ce qui pourrait être des situations, des personnages « aux couleurs locales ». Simplifier, lisser des situations communicatives, standardiser des actes de paroles, décomplexifier la langue, comme c’est le cas dans ces manuels sont aussi des choix faits dans les manuels de français langue étrangère destinés eux aussi à être adaptables à tous types de public. Si la simplification conduit à minorer le statut des langues des gens d’à côté, celles qui sont parlées par les élèves dans leur quotidien, à ignorer les caractéristiques culturelles de l’apprenant, à négliger les possibilités offertes aux enseignants, ces manuels véhiculent aussi une identité qu’on pourrait dire « francophone ». Quel est cet apprenant « francophone » et « universel » auquel s’adressent ces manuels ? Pour répondre à cette question, une parmi d'autres posées dans le cadre d’un projet de recherche régional qui porte sur les diversités de la Francophonie et qui s’inscrit dans une perspective sociodidactique, nous nous sommes concentrées sur une étude des manuels Le Flamboyant. La Francophonie (the French-speaking world), born from the end of the colonial empire, forms a geopolitical space. It is also an economical one, according to the Attali report (2014), since its commercial exchanges around the same language are the same challenges of tomorrow. For teacher-researchers, specialists in Language Studies, it is above all didactic. French, a shared language, language of schooling, in several continents is distinguished by the result of the uses and linguistic policies carried out in these different areas (Reutner, 2017). The Union of the Comoros is an archipelago in the Mozambique Channel facing Mozambique and Madagascar, it has almost 900,000 inhabitants. To the north is Tanzania, to the south is South Africa. For this small country of three islands, belonging to two distant cultural spaces, wedged between countries with a Portuguese-speaking (Mozambique) or English-speaking (South Africa) tendency, it was not necessarily easy to determine its teaching model and its linguistic trend. Until now, the country, whose national university opened its doors only in 1980, applies an educational policy modeled on the colonial model as much at the level of organization as of programs, it is in any case what as evidenced by the cycles and subdivisions of schools, colleges and high schools that end with obtaining the baccalaureate: from Cp to Terminale (Lacoste, Leignel, 2016). Beyond the fact that there is no articulation of teaching between the Koranic pre-elementary schools called the palachiyo and the elementary schools - where the French school remains the educational model - there is no connexion between the vernacular language (shikomori), the languages of pre-elementary school (shikomori and Arabic) and the language of schooling (French). Integrated into the class, the pupils are confronted with a language of schooling that is little heard or even unknown. To date, several textbooks are used in classes: Le Flamboyant (Hatier) first with regard to elementary schools. This collection offers manuals for all levels from the discovery of writing in Cp1 to Cm2. These textbooks have the particularity of being standard manuals used everywhere from West Africa to the Comoros. The bias of the publishers of these methods, published thanks to funding from Unicef, has been, in such a way as to be able to address everyone, to minimize what could be situations, characters &quot;with local colors&quot;. Simplifying, smoothing out differences in communicative situations, standardizing speech acts, decomplexing the language as is the case in these manuals are also choices made in French as a Foreign Language textbook also intended to be adaptable to all types of audience. If simplification leads to diminishing the status of neighboring languages, to ignoring the cultural characteristics of the learner, to ignoring teaching possibilities, these textbooks also convey an identity that could be called &quot;French-speaking&quot;. Who is this &quot;French-speaking&quot; and &quot;universal&quot; learner to whom these manuals are addressed? To answer this question, one among others posed within a regional research project that focuses on the diversities of the Francophonie in a sociodidactic perspective, we studied Le Flamboyant textbooks. </description>
      <pubDate>mar., 30 mai 2023 11:51:47 +0200</pubDate>
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      <title>Éducation interculturelle et francophonie à Madagascar. Les représentations et les pratiques des apprenants </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1507</link>
      <description>La langue-culture constitue un repère incontournable pour (sur)vivre au sein d’une société hétérogène. Qu’en est-il dans les pays anciennement colonisés, en Afrique, notamment dans l’océan Indien ? L’indépendance est marquée par une dynamique de réhabilitation des langues-cultures longtemps dévalorisées au XIXème siècle et corrélativement par la création d’organisations rassemblées autour d’une langue-culture commune : entre autres, l’anglais pour le Commonwealth et le français pour la Francophonie.Précisément, la Francophonie met en avant le concept d’éducation interculturelle. Pour un pays comme Madagascar qui a accueilli le XIXème Sommet de la Francophonie en 2016, la problématique et les réalités liées à l’éducation interculturelle sont dignes d’intérêt.Terrain social, l’université en permet une vision « méso » et « micro ». Ainsi notre objectif est d’établir un état des lieux des représentations et des pratiques de l’éducation interculturelle francophone des étudiants en formation d’enseignants de langues malgache et française, nos parcours de formation. D’où les questions de recherche ci-après :- Quelles représentations les étudiants en formation d’enseignants de langues (le malgache et le français), utilisateurs du français depuis l’école primaire et futurs enseignants au lycée, ont-ils de la Francophonie et des contacts de langues-cultures dans leur formation initiale ?  - Quelles utilisations du français peut-on observer auprès d’eux au cours de cette formation ?  Depuis 2010, la Constitution malgache confirme le statut du français comme deuxième langue officielle du pays après le malgache. La mise en application de cette décision n’est guère évidente pour différentes raisons : niveau hétérogène des locuteurs dans ces deux langues, inégalité tant au plan de leur pratique qu’au plan de la valeur accordée à leurs modes d’utilisation : l’écrit et l’oral. Force est de constater que le cursus universitaire privilégie l’écrit. Or, l’oral détient un rôle primordial dans toute communication. Ce constat justifie en grande partie notre choix dans le cadre du présent article.En conséquence, notre principal objet de recherche : l’éducation interculturelle à travers la pratique orale de la langue, dans un contexte francophone universitaire, se décline en quatre sous-objets, tous liés aux étudiants en formation d’enseignants :- Leur notion de F/francophonie ;  - Leur environnement linguistique francophone dans l’enceinte universitaire ;- Leur développement interculturel à travers la pratique orale de la langue ;  - La perspective pour le développement des valeurs francophones et interculturelles à travers la pratique orale du français à l’université.L’intérêt en est un état des lieux et une compréhension de la représentation de la F/francophonie et de la valeur effective de l’oral chez ces étudiants. Le travail s’inscrit dans la logique socioconstructiviste et compréhensive, et repose sur les concepts de la F/francophonie, de la représentation, de la pratique orale de la langue et de la construction de l’identité professionnelle enseignante. Dans ce sens, il suit une démarche inductive mobilisant une approche qualitative. Son corpus est établi à partir d’étude de cas multiples avec deux outils d’investigation :- Un questionnaire pour une étude de l’environnement linguistique oral des étudiants, à partir de variables prédéfinies ;- Un entretien semi-directif, avec une grille d’analyse comme outil d’observation, pour définir leurs représentations de la F/francophonie, leur développement interculturel et leur pratique orale du français.  Comme terrain de recherche, nous choisissons l’École normale supérieure de l’université d’Antananarivo au regard de ses particularités.La recherche a permis de constater chez les étudiants, entre autres une représentation sommaire et/ou restreinte voire faussée de la F/francophonie, des pratiques hétérogènes du français, en particulier à l’oral, une volonté d’amélioration du niveau langagier et une éducation interculturelle en cours de développement. Language-culture is a key point for living/surviving in a heterogeneous society. What about formerly colonized countries, in Africa and especially in the Indian Ocean? Independence is characterized by a rehabilitation dynamic of languages-culture that have been undervalued for a long time in the XIXth century, and correlatively by the creation of organizations gathered around a common language-culture: such as English for the Commonwealth and French for the Francophonie.  Specifically, the Francophonie highlights the intercultural educational concept. For a country like Madagascar which hosted the XVIth Summit of the Francophonie in 2016, the issues and realities related to intercultural education in Francophonie are matters of interest.  As a social field, University allows a meso and micro visions of this issue. Therefore, our goal is to establish an inventory of the representations and practices of French-speaking intercultural education in the university field to those attending Malagasy and French Language Teaching (our majors). Hence the main research questions are:  - What representations do those who attend language teaching (Malagasy and French), users of French since primary school and future teachers in high school, have of the Francophonie and language-cultural contacts in their initial training?- What uses of French can we observe to them during this training?Since 2010, the Malagasy Constitution has confirmed the status of the French language as the second official language of the country, after the Malagasy language. The application of this decision is not obvious for various reasons: heterogeneous level of speakers in these two languages, inequality both in terms of the practice of one or the other, and in terms of value given to their modes of use: written and oral ones. It is clear that the university curriculum favors writing, whereas oral holds a primordial role in any communication. This observation largely proves our choice in the context of this work.Thus, our main object of research is intercultural education through the oral practice of the language, in a French-speaking university context. It is divided into four sub-objects related to those who attend the training:  Their notion of F/francophonie;  - Their French-speaking linguistic environment inside the university perimeter;  Their intercultural development through the oral practice of the language;- The perspective for the development of francophone and intercultural values through the oral practice of the French language at university.  The interest is to establish an inventory, to understand the representation of F/francophonie and the effective value of the oral with those attending the training. The work is part of a socio-constructivist and comprehensive logic, and based on the concept of the F/francophonie, the representation and the oral practice of language and the construction of the teacher professional identity. In this perspective, it follows an inductive process with qualitative approach. Its corpus is established from multiple case studies with two investigative tools:- A questionnaire for a study of the oral linguistic environment of the trainees, based on predefined variables;  - A semi-directive interview, with an analysis grid as an observation tool, to define their representations of F/francophonie, their intercultural development, and their oral practice of the French language.  The École normale supérieure in the University of Antananarivo is chosen as a field of research due to its particularities.The research showed a summary and/or restricted or even distorted representation of F/Francophonie, heterogeneous practices of French, especially in oral, a will to improve the level language, and intercultural education being developed for those attending the training. </description>
      <pubDate>ven., 23 juin 2023 15:03:56 +0200</pubDate>
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      <title>Le paysage linguistique de Port-au-Prince : le cas de la route de Frères </title>
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      <description>Pour tout étranger visitant Haïti pour la première fois, le constat sur le paysage linguistique est inévitable : le français est la langue majoritairement utilisée dans l’espace public urbain. Par exemple, les panneaux indicateurs, les enseignes commerciales, les noms des rues, des bâtiments publics ou privés, les noms des écoles et des églises sont pour la plupart écrits en français. Or, depuis quelques années, le créole haïtien commence progressivement à se tailler une modeste place dans le paysage linguistique via les graffitis, les banderoles à caractère politique et éducatif, etc. À cela s’ajoute aussi l’anglais qui tend à occuper une place non négligeable dans ce paysage linguistique. La Constitution haïtienne de 1987 est sans équivoque : il y a deux langues officielles dans le pays, le français et le créole haïtien. Mais cette même Constitution a pris le soin d’ajouter que seul le créole représente la langue nationale, et elle est la seule langue qui cimente tous les Haïtiens. Malgré cette désignation évidente, le créole peine encore à occuper la place qu’il mérite dans le quotidien scriptural des Haïtiens. Étant la principale langue parlée par tout Haïtien vivant en Haïti, un seul coup d’œil sur la première page du plus grand quotidien haïtien, Le Nouvelliste, donnera une autre perception puisque la prévalence est pour le français dans les colonnes de ce journal et cela représente un autre exemple de franco-dominance. Il faut aussi noter que plupart des notes et circulaires importantes affectant la vie de tous les Haïtiens sont rédigées en français, langue que beaucoup d’Haïtiens ne comprennent pas. Soucieux de la place prépondérante qu’occupent les questions de langues dans le développement du pays, j’ai toujours remarqué cet écart dans le paysage linguistique du pays. De surcroît, lors d’un voyage en Haïti en 2017, ce constat est devenu d’autant plus frappant vu l’absence très remarquée du créole haïtien de la couverture linguistique sur le trajet de l’aéroport Toussaint-Louverture à la route de Frères. S’appuyant sur les travaux de chercheurs canadiens, en particulier Bourhis et Landry (1997) et Cormier (2015) sur le choix et la politique de l’utilisation des langues dans le paysage linguistique d’un pays, cet article vise à présenter le paysage linguistique de la route de Frères, zone pluriculturelle et multilingue et y analyser la visibilité du français, du créole haïtien et de l’anglais au moyen de 174 photographies prises sur cette route durant le mois d’août 2021. For any foreigner visiting Haiti for the first time, the observation on the linguistic landscape is inevitable: French is the language mainly used in the urban public space. Namely, signposts, commercial signs, names of streets, public or private buildings, names of schools, and churches are mostly written in French. However, in the past few years, Haitian Creole has gradually begun to carve out a modest place in the linguistic landscape via graffiti, political and educational banners, etc. To that we also need to add English, which tends to occupy a significant place in this linguistic landscape. The Haitian Constitution of 1987 is unequivocal: there are two official languages in the country, French and Haitian Creole. But this same constitution further adds that only Haitian Creole represents the national language, and it is the only language that binds all Haitians together. Despite this obvious designation, Haitian Creole is still struggling to enjoy its deserved place in the scriptural landscape of Haiti. Being the main language spoken by all Haitians living in Haiti, a single look at the front page of the largest Haitian newspaper, Le Nouvelliste, will give a different perception, since the prevalence is for French in this newspaper. It should also be noted that most of the important notes and circulars affecting the lives of all Haitians are written in French, a language that many Haitians do not understand. Concerned about the prominent place occupied by language issues in the development of the country, I have always noticed this gap in the linguistic landscape of the country. Moreover, during a visit to Haiti in 2017, this observation became more striking given the very noticeable absence of Haitian Creole from the linguistic coverage from Toussaint-Louverture airport to route de Frères. Based on the work of Canadian researchers, Bourhis and Landry (1997) and Cormier (2015) on the choice and politics of language use in a country's linguistic landscape, this article aims to present the linguistic landscape of Route de Frères, a multicultural and multilingual area and analyze the visibility of French, Haitian Creole and English by means of 174 photographs taken on this road during the month of August 2021. </description>
      <pubDate>ven., 13 janv. 2023 17:16:58 +0100</pubDate>
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      <title>Recension : Mariella Causa et Suzanne Richard, Pour une francophonie plurielle, plurilingue et pluricentrique, Paris, L'Harmattan, 2021, 193 pages </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1487</link>
      <pubDate>mar., 28 mars 2023 11:08:44 +0200</pubDate>
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      <title>Isabelle Rome et Éric Martinent (dir.), L'emprise et les violences au sein du couple </title>
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      <pubDate>mar., 09 mai 2023 10:24:42 +0200</pubDate>
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      <title>Wilfrid Bertile, Les pays francophones dans la mondialisation : s’en sortir ensemble ? Plaidoyer pour une Union francophone </title>
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      <pubDate>jeu., 11 mai 2023 16:24:47 +0200</pubDate>
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      <title>La francophonie selon Onésime Reclus (1883) </title>
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      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 15:13:23 +0100</pubDate>
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      <title>L’Union francophone selon Wilfrid Bertile (2022) </title>
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      <pubDate>lun., 20 févr. 2023 15:17:44 +0100</pubDate>
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      <title> </title>
      <link>https://publications-prairial.fr/rif/index.php?id=1489</link>
      <pubDate>lun., 24 avril 2023 11:57:01 +0200</pubDate>
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      <title>Texte introductif. La F/francophonie dans l’aire indiaocéanique : singularités, héritages et pratiques </title>
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      <pubDate>mar., 27 juin 2023 12:59:50 +0200</pubDate>
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